Bien le bonjour, et bienvenue!

Quel est le but de ce blog? De parler d'art. Simplement, passionnément, et intelligemment (hé oui...gardons le meilleur pour la fin). Histoire de titiller votre curiosité, et de titiller tendrement cet espèce de monstre dit sacré et inébranlable appelé ART avec un grand A ...

Donc, qu'en sera-t-il, messieurs-dames-mesdemoiselles?

Une bonne dose de peinture, sculpture, gravure, architecture...illustrations, installations, créations artisanales et audiovisuelles et tout ce qui me sera donné de voir et d'aimer...on va dire ARTS PLASTIQUES, pour essayer d'être un tout petit peu technique (juste au début, histoire de montrer un peu le fil conducteur avant que les gros ennuis ne commencent...hum.)

Un zeste d'Histoire et d'histoirettes au gré des envies, avec des traînées de citations, de poèmes, d'extraits et d'influences...

Et finalement, juste un peu de passion intuitive, cadeau de la maison!

Clayrillon ~ <3



Par Clayrillon
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Publié dans : Artistes

 


Dans mon royaume fictif, si on tapait "Bosch" dans Google, on n'aurait pas les site de la fabrique des aspirateurs en premiers liens...mais ceux parlant d'un fascinant artiste du début de la Renaissance...

*Désespoir momentané*

NOUS, ô gens cultivés 8D...avons affaire à Hieronymus (dit "Jerôme") Van Haken, de son nom d'artiste "Bosch", signifiant "bois" (aucun lien avec l'électroménager, surtout à cette époque fort reculée du XVème siècle). Nous sommes donc en pleine Renaissance; avec Boticelli, Léonard de Vinci et compagnie (ça en jette, tout à coup :p)

Bosch, lui, nait en 1453 aux Pays-Bas et mourra dans la même ville, St Hergotenbosch (<= bon...et moi qui cherchait la symbolique profonde de son surnom!). On sait très peu de choses sur son évolution, ou même sa vie...Quelques détails? Il appartenait très probablement à une confrérie hérétique, et grand nombre de ses oeuvres ont été détruites. De plus, aucune oeuvre n'est datée. Vive ma mémoire sélective xD

Qu'est-ce que Bosch cherchait à représenter à travers ses oeuvres? Comme beaucoup d'artistes de son époque, beaucoup de scènes religieuses. C'était un grand moralisateur...et le moralisateur a quand même pour but principal d'effrayer son public-cible.  Il est fasciné par la réprésentation du vice...afin d'accentuer la vertu. Ce qui me permet de glisser incognito Oscar Wilde dans l'affaire:  

"Le vice et la vertu sont pour l'artiste les matériaux de son oeuvre..."


Détail du Jugement dernier

Car ces visions de l'enfer sont réellement des matériaux...permettant à Bosch de faire exploser sa créativité. Les petits diables avec des fourches, les flammes sentent déjà le réchauffé...Et...des oiseaux-serpents-insecto-humanoïdes de toutes les couleurs, au milieu d'énormes instruments de musique, par exemple? (d'accoooord, il y a toujours quelques flammes en arrière-plan, mais c'est vraiment l'option effets spéciaux). Bosch est le maître des bizarreries cauchemardesques...des créatures et objets grostesques, distordus, mais qui ont toujours un lien avec le monde humain qu'ils reflètent...


Détail du triptyque du Jardin des Délices (L'Enfer)

Mais le vice ne se représente pas uniquement à travers des versions monstrueuses de l'homme...comme Bosch le montre dans Le Jardin des Délices. Il s'agit d'un tryptique (oeuvre répartie en trois tableaux différents): d'une part, le Paradis, avec Dieu qui présente Eve à Adam, ou, en d'autres termes: voilà les ennuis qui commencent. D'ailleurs, il y a d'étranges petites bestioles dans cette scène au Paradis qui n'ont rien d'innocent ni de mignon...signe que ce lieu commence à se pervertir...(et Aki n'a RIEN A VOIR là-dedans!). D'un autre côté...*suspense*...l'Enfer, avec tout le chaos ambiant...Et au centre? La Terre...

Enfin...la Terre, dans une atmosphère quelque peu psychédélique, remplie de fleurs, de fruits et de gens qui s'aiment très fort (et les Beatles en musique de fond...)
 

Détail des Délices Terrestres (La Terre)

Alors les enfants! Repérez au moins SIX images suggestives dans cette scène! :p
Oui...il y en a beaucoup. Certaines plus explicites, certes, que d'autres...et d'autres plus énigmatiques (Je n'ai pas encore compris pourquoi le lapin était perché sur le poisson géant. Et il n'y a probablement rien à comprendre). Mais toutes reflètent la joie, l'amour et la liberté sexuelle (..."libertinage" est en avance de quelques siècles). Nous pouvons être "choqués" devant ces scènes...non pas par son aspect sensuel autant que par la manière dont Bosch traite le sujet. Voici le "vice" ...et tous ces gens finiront en enfer. Mais ne se sont-ils pas construits un deuxième paradis, empli d'harmonie? (hé oui...car aucune "violence" quelconque n'est représentée) Ne sont-ils pas inconscients de leurs actes, et cela les rend-t-il condamnables ou non? Ce vice n'est-il pas accompagnée d'une certaine beauté? Nos propres réfléxions se rapprocheront-elles de celles des hommes de la Renaissance contemporains de cette oeuvre? Je laisse la question ouverte, n'ayant donné que mon point de vue discutable :p

Voilà la magie de Bosch, pour moi...au delà d'une réprésentation morale, livrer une véritable réfléxion sur la nature du vice et de la vertu, non sans ambiguités...et ce, dans un monde extraordinaire d'inventions et de métamorphoses.



Ouverture! *complètement conditionnée par son cours de français*

 

Les oeuvres de Bosch ont été largement condamnées par la suite...Puis, au XXème siècle, les Surréalistes ont trouvé dans ces bizarreries à la fois féériques et monstrueuses une nouvelle source d'inspiration. En voyant les divers tableaux de Bosch j'ai eu une petite pensée pour celui-ci:


  
       La toilette de la mariée, de Max Ernst (1939)


Sur ce, nous en avons terminé aujourd'hui avec notre cher Bosch! J'aimerais ajouter plein plein de choses sur cet artiste et son oeuvre, mais on ne va pas tout savourer en même temps, sous peine d'indigestion^^ 

Si vous voulez aller voir Les Délices Terrestres il se trouve au musée du Prado, Madrid...Si ce n'est pas exactement votre plan du week-end, il y a GooooooogleEarth et le musée virtuel du Prado! (<= la seule raison pour laquelle je l'ai téléchargé, en fait...). Vous pouvez zoomer sur plusieurs oeuvres dont celle-ci...en matière de détails il y a de quoi voir et c'est tout simplement génial xD
 


 







 
Par Clayrillon
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Publié dans : Thématiques

Il fait beau, le ciel est bleu et les pétales de cerisier volètent dans le ciel. Le printemps est aux portes de tout le monde, et de quoi vais-je vous parler?

D' H I V E R ...

Tout comme il est bien plus facile de rire de nos cauchemars lorsque nous les avons eus il y a quelque temps, ou de rire de nos examens lorsqu'ils sont passés...(Mais oui vous allez rire de vos examens et de vos concours! Parce que vous aller y réussir, parole de Clayrillon ) Eh bien maintenant que le Printemps est là, parlons d'hiver!^^

A quoi vous fait penser l'hiver? 
...froid
...grelottement
...malheur
...rester au chaud
...neige
...blanc
...pur
...silencieux 
...nature endormie
...chocolat chaud
...souffle qui fait des nuages devant vous...
(et ça me fait aussi penser à mon anniversaire 8D)

Et comment est-ce que vous personnifiez l'hiver? L'Hiver qui apporte le froid et le sombre ne devait pas être une très agréable personne...En tout cas, nos ancêtres semblaient le considérer comme tel, et non sans raisons...car si le Printemps était toujours une belle demoiselle aux cheveux couleur de blé et aux yeux bleus avec un sourire, appellée d'après la mythologie grecque Flore (comme la princesse dans la Belle au Bois Dormant de Disney, d'ailleurs...) l'Hiver, lui, était un vieux grincheux représenté sous les traits de Saturne. Saturne, symbole de la vieillesse, et de la mélancolie. C'était, dans la mythologie, le père de Zeus qui dévora ses enfants...pas le plus agréable des personnages, donc.


Pourquoi cette transformation vers une représentation de jeune femme? Il y a deux "tendeances", pour moi, que je vais tenter de mettre au clair, et qui ne sont pas pour autant dissociables l'un de l'autre...
D'une, l'esthétique. On demande une équilibre, une harmonie telle celle que recherchait le classicisme. La recherche du "beau" pousse les artistes à aller voir au-delà de la beauté conventionelle des Flores printanières, et de rechercher leur beauté particulière. Chose bien plus risquée que de représenter une beauté rayonnante et heureuse, mais tout aussi satisfaisante, sinon bien plus!
On commence à percevoir ces "allégories" de manière plus nuancée. Non seulement cela, mais on souhaite faire entrer l'aspect humain de l'Hiver, de diverses manières. Ainsi, le vieux Saturne, représentatif de la mort et de la mélancolie, ne représente plus forcément l'Hiver tel que peuvent le voir les hommes qui ont appris à s'adapter à son tempérament rude. Tout comme les artistes apprennent à montrer non seulement le symbole, mais l'état d'esprit humain qui se cache derrière ce symbole. Figure de beauté, de sensibilité, de vulnérabilité, d'excès: une nouvelle demoiselle d'Hiver remplaçant le vieil Hiver...

Ci-dessous, voici trois représentations  féminines hivernales, qui me plaisent, et que je vais donc analyser avec plaisir. Quelle est la représentation de l'Hiver dans ces trois oeuvres?   



Bal d'enfants ou Allégorie de l'Hiver, de Watteau (XVIIIème siècle).

Pour une Allégorie de l'Hiver, nulle scène hostile d'un paysage enneigé et tourmenté! Nous sommes dans une ambiance plutôt festive, comme nous le montrent les couleurs chaudes du centre du tableau, où se regroupent les enfants. Seuls, les murs sombres et le vêtement de la dame qui semble trôner sur la scène nous rappellent les thèmes du froid...Les rideaux rouges rappellent ceux du théâtre. (Observez d'ailleurs l'enfant à droite portant un masque de Sganarelle) Où est la réalité en effet?  Est-ce un jeu, un spectacle que les enfants mettent en scène pour elle? Ou est-ce qu'elle symbolise le désir de faire la fête, à l'abri du froid, pendant les saisons glaciales? Cette scène nous paraît irréelle: une danse d'enfants dévêtus, dans une pièce où trônent des bustes classiques, et contemplés par une "reine" d'Hiver. Le bal des enfants pour l'Hiver semble un affront païen, voire libertin, aux grandes valeurs mythologiques. L'Hiver n'est pas repoussante ou dangereuse: au contraire, sa présence semble illuminer le tableau, et donne un sens, aussi ambigu soit-il, à la scène...Dans le coin droit du tableau un enfant se chauffe à un brasier, rappelant le froid de l'hiver au-dehors, contrastant avec le bal enflammé qui se déroule à l'intérieur.


L'Hiver ou La Frileuse, de Jean-Antoine Houdon

Ici, l'Hiver n'est pas représentée du côté des Dieux tout-puissants tels que Saturne, imposant le froid inhospitalier. Au contraire, voilà un Hiver qui se retrouve empli d'humanité, et qui, comme le plus commun des mortels, subit l'Hiver. Ainsi, la saison n'est pas représentée par son effet, mais sur la situation dans laquelle elle fige l'Humanité.

Représenter un nu féminin qui n'était pas une déesse ou une allégorie était interdit par les bonnes moeurs. Ici, certes, Houdon nomme son oeuvre "L'Hiver"...mais sème le doute. Est-ce autant "L'Hiver allégorique" que "La Frileuse"  tellement humaine? Une silhouette jeune, dissimulant son visage - et ses autres attraits - du froid.

L'amphore grecque à côté d'elle dénote une référence à la mythologue, certes...mais celle-ci est fissurée, comme si elle dénotait au contraire un éloignement de ces valeurs mythologiques. Quant au drapé, celui-ci n'est pas utilisé afin de mettre en valeur de façon spectaculaire la figure. Au contraire, celle-ci s'en sert afin de tenter de se cacher du mieux qu'elle le peux, de l'Hiver...et du spectateur. Houdon ajoute une touche de sensualité en traitant d'un tel sujet dans le marbre, au toucher froid, mais si lisse et doux. Qui n'aurait pas envie de toucher la peau glacée de cette Frileuse, en proie avec l'Hiver? Aujourd'hui, une telle représentation, si vulnérable et triste, nous émeut; aujourd'hui, comme hier...mais nos rapports à l'art, et à ce qui était "convenable", est différent. La société du XVIIIème siècle n'était peut-être pas prête à reconnaître - du moins officiellement - justement pour sa sensibilité et son humanité.

Ce n'est pas autant son "indécence" qui aurait intedit sa représentation au Salon, mais sa grande "humanité"...le dévoilement d'un état de désarroi d'un être qui transforme le drapé mythologique en guenilles qui servent à peine à la couvrir. Que penserait la haute société du XVIIIème siècle, chaudement habillée, en voyant cet Hiver "autre", cet hiver des démunis?


 
Allégorie de l'Hiver d'Alphonse Mucha, pour le panneau des "Quatre Saisons"

Avec l'Art Nouveau, dès la fin du XIXème siècle s'exprime dans une nouvelle pureté visuelle, dans des volutes où se mêlent entrelacs, végétation et courbes féminines. La femme orne extensivement les affiches et panneaux crées notamment par Mucha, tels que celle-ci, l'Hiver. Cette image se serait trouvée non pas au Salon, mais bien probablement dans un café. Elle a un but non seulement artistique mais essentiellement décoratif, et doit installer une certaine atmosphère. Au coeur de l'hiver, prenant un bon café, l'habitué se sentira réchauffé par cette image.

Nous sommes loin du marbre glacé de Houdon, et plus proche des tons de Watteau: une lumière chaude et douce qui donne même à la neige une teinte moins froide. Cette neige entoure d'ailleurs la femme élégamment, sans l'importuner. Elle demeure légèrement voilée dans les branches, ce qui lui confère une aura de mystère...L'Hiver est couverte, mais son manteau d'un blanc pur révèle parfaitement ses courbes sensuelles; son regard séducteur, demi-caché afin de jouer avec son spectateur, la montre en position de pouvoir...Ici, l'Hiver reflète un idéal de la femme, à une saison qui renvoie à celle de la fête, de l'atmosphère chaleureuse...Une période de calme qui donne lieu à des moments de bonheur simple...Un Hiver idéalisé pour une femme fantasmée, qui demeure juste assez humaine pour être aimée, et juste assez divine pour être inaccessible.


 

 

Par Clayrillon
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Publié dans : Expositions

Ayant méchamment délaissé ce blog afin d'aller visiter des universités versées en histoire de l'art dans mon pays semi-natal de snobs buveurs de thé, je suis revenue, en compensations, avec plein d'idées d'articles! Woupi!  Que je vais pas poster en une soirée, mais n'ayez crainte, ça viendra...j'ai rechargé les piles (*contemple l'idée de faire un jeu de mots foireux avec les LEDs, mais soupire et abandonne, partant dans le soleil couchant...*)

Je vous conseille fortement, si vous êtes complètement paumés un jour dans cet îlot lointain et avez eu la bonne idée d'aller à Londres, d'aller vous promener dans le National Art Gallery et le National Portrait Gallery, ainsi que le Courtauld Gallery qui se trouve vers Somerset House...Non seulement car ces musées sont en général gratuits (et pas uniquement pour les 18-25 ans...), mais également car votre honneur français, bafoué dans le territoire ennemi anglophone sera soudainement retrouvé...lorsque vous verrez tous les tableaux impressionistes français que les anglais admirent intensément! 


(Et puis ensuite vous comprendrez vaguement le sentiment que pourraient entretenir certains Egyptiens en voyant au Louvre toutes les antiquités égyptiennes que l'on leur a éhonteusement raflé...enfin...ces pensées n'impliquent que moi)

Bien, alors...il y a plein de choses à voir à Londres, mais à Paris également. Je sais bien que ce blog s'applique à tout francophone internaute et pas uniquement aux Parisiens-Francilliens...mais si vous passez dans le coin, il y a évidemment tout plein de super évènements artistiques à voir et ce serait dommage de le rater par manque d'informations (traductions: parce qu'ils ne parlaient que de grippe R2D2 à la téloche *se souvient plus du nom* et l'info n'est pas parvenue à vos délicates oreilles). Donc, je vous mets quelques expositions que je suis susceptible d'aller voir dans les prochaines semaines alors que je devrais être en train de réviser mon BAC:

La Force de l'Art (oui, alors...mes piètres excuses, je n'y suis pas allée parce que mes compagnes Nyd et Aru/ki n'aimant pas piétiner dans les expos, m'ont détournée du droit chemin à grand renfort de nourriture chinoise et de machins kawaii après une convalescence brutale. Et j'avais mon code à réviser. Veuillez excuser mon manque de discernement (au moins je suis honnête). Et puis zut, quoi. Non, en fait j'envisage d'embaucher quelqu'un pour vous faire un bel article là-dessus, donc ne vous pendez pas encore, s'il vous plaît.)

Alexandre Calder

Sur quoi? Etonnament, sur l'artiste Alexandre Calder...bon, pas taper. Sculpteur et peintre américain du XXème siècle. Bon alors...je ne le connais pas du tout, à ma grande honte, cet artiste, ergo Wikipedia amicum meum est. Il est surtout connu pour la réalisation de mobiles, qui sont, ô incultes, non pas vos bidules à puces mais des "assemblages de formes animés par les mouvements de l'air". Marcel Duchamp les décrivit comme "la sublimation d'un arbre dans le vent." Alors si Mr Duchamp a dit que c'était joli, on se bouge et on va voir. Là, ça retrace ses années parisiennes, de 1926 à 1933...damned, mais c'est en pleine période surréaliste! Quelle coïncidence! :p
Quand? Du 18 mars au 20 juillet...vous pouvez souffler un bon coup.
Combien? 5 euros, et encore 4 euros pour les demi-tarifs (un euro, ça change TOUT!)
Où? Centre Pom-pi-dooooooouu!

Kandinsky

Sur quoi? Bon...si vous ne connaissez pas Kandinsky je ne peux rien faire pour vous...si ce n'est de vous faire un article là-dessus et vous conseiller vivement d'aller voir cette rétrospective. Sinon, sauvez votre honneur et Googlez le. (Mais non c'est pas grave! C'est juste une des figures majeures de la peinture du XXème siècle! Mais je plaisante, on s'en fiche. Vous voyez bien que je ne savait pas qui Calder était jusqu'à ce que ma prof me conseille l'expo ce matin...comment sauver les meubles en 30 secondes..."Haméwiiii Calder!")
Quand? Du 8 avril au 10 août...oh yeah
Combien? WHAT THE HELL GODDAMMIT QUE DIANTRE? 12 euros, et 9 euros en tarif réduit!! C'est Kandinsky mais...quand même...! *Avare powaaaaa*
Où? Encore chez Pom-pi-doooooooooou!  

That's all for now, folks! Plus d'infos plus tard...Je vais dormir afin d'avoir suffisamment de neurones actifs afin de faire plus d'articles par la suite afin de relancer le bazar! Byeeeee ~

[MAJ]

William Blake

(Merci à Gertrude X pour ses informations ultra-confidentielles. Elle m'informe également qu'un certain Google est mon ami. Merci Gertrude! <3 )

Sur quoi? Ha ha ha...sur William Blake. Hum. Ahum. Sur l'un des plus grands poètes Romantiques. Alors pourquoi est-ce qu'il est signalé chezmoi et non chez Aru/ki? Car il illustrait également ses oeuvres poétiques, tout comme il a également illustré Les Enfers de Dante. 
Quand? Du 2 avril au 28 juin...'tain, il faut que j'y aille avant qu'on ne m'accuse d'hypocrisie latente.
Combien? Mon ami  Gogol m'informe que  le tafif plein est de 8 euros, de réduit de 6 euros et le demi-tarif de 4 euros. Il est gratuit pour les -13 ans + 13 ans inclus, ces espèces de morveux qui ne mettraient jamais un pied dans un musée de toute façon à moins qu'on leur dise qu'ils peuvent y gagner un aïepode ou qu'on leur dise que leur idole télé-réalité-pseudo-rock y a foulé le sol avec ses baskets (désolée les 13 ans et -, il fallait que je me défoule lâchement afin de libérer mes plusions meutrières et aujourd'hui c'est malheureusement tombé sur vous. Ne m'en voulez pas. En même temps, allez plus au musée, quoi, mince. C'est gratuit. *s'auto-baillonne*) 
Où?  Au Petit Palais...et où est-ce que donc que ça est, ça est avenue Winston Churchill, dans le VIIIème arrondissement (à Paris, oui, je me sens encore en mesure de le préciser.)



 

Par Clayrillon
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Publié dans : Expositions

Calder: Les années parisiennes 1926-1933
Je suis allée voir l'expo ce matin, y allant le portefeuille léger (-18 ans, eh oui c'est gratuit), et j'y suis aussi repartie le coeur léger, puisque j'ai réellement aimé ce que j'ai vu...C'est donc avec grand plaisir que je fais un petit (ou grand) compte-rendu là-dessus! J'ai décidé de retracer un peu son parcours en suivant plus ou moins le plan de l'exposition, en mettant des oeuvres que j'ai aimées dans l'exposition et d'autres alors que je faisais des recherches additionelles.




Le physique des artistes a un rapport très significatif avec sa propre oeuvre. Le peintre Mondrian, dans la réalisation d'espaces cubiques et linéaires, avait lui-même un visage quelque peu "anguleux". Pour Calder, cette apparence est paradoxale. Calder était une grande montagne, un ours à la voix de tonnerre (et avec un accent français à couper au couteau). Et pourtant, le premier adjectif qui qualifie son oeuvre est celui d'Aérien. Que ce soit dans l'élégance simple de ses mobiles et stabiles, la pureté expressive de ses portraits en fil de fer ou dans la légère et tragique poésie de ses figurines de cirque, le tout aspire à une légèreté mécanique...

*

Alexandre est né le 22 Juillet 1898 en Pennsylvanie et passe son enfance dans ce qu'il décrit comme étant "la ville la plus endormie du monde". Depuis l'enfance, il baigne dans un mlieu familial artistique, avec une mère portraitiste, un père et grand-père sculpteurs...A 8 ans, on lui offre une boîte à outils qui lui permirent d'exprimer sa créativité bien plus qu'avec un paquet de Crayola (oui, je boycotte ouvertement ces machins aux couleurs criardes, à la constitution cireuse et qui se cassent tout le temps). Il prenait ainsi grand plaisir à bricoler et à améliorer ses jouets par lui-même. Il acquiert aussi de bonnes bases techniques...mais ses parents ne l'encouragent pas, bien plus tard, à devenir artiste, conscients qu'il faut qu'il se trouve un travail stable.

Ainsi débute sa formation d'ingénieur...Il travaille ensuite comme pompier en 1922, à bord du bateau H.F Alexander. Un jour, il est témoin d'une scène en mer, près de la côte du Guatemala, extraordinaire: la vision simultanée d'un lever de soleil et d'un coucher de lune. Cette vision fait en sorte que, dès son retour en Amérique et sur la terre ferme, il s'entreprend de devenir artiste.
Il devient étudiant en art et publie ses dessins humoristiques dans des magazines. Il publie un livre, Animal Sketching, donnant des conseils dans l'ébauche rapide d'animaux. Déjà se manifeste sa fascination pour le mouvement, et le trait épuré...livre extrèmement intéressant que je me suis procurée, en tant que dessinatrice qui aime régulièrement croquer des animaux. La démarche de Calder consiste à prêter attention à l'attitude et au caractère de l'animal capturé par le dessin, moins qu'à sa rigoureuse ressemblance avec la réalité.



Sa fascination pour le cirque commence à se définir, sur des formats certes assez traditionaux, comme cette peinture à l'huile. Un fourmillement qu'équilibre, de mouvement, de vie. Un spectacle à la fois poétique et tragique.



*

Mais vient LE premier tournant décisif: Paris. Il s'y installe en 1926, avec son atelier Rue Montparnasse, et commence à créer des petits jouets articulés, en usant à la fois de sa créativité artistique et de son savoir faire mécanique d'ingénieur. Et bientôt on voit la naissance du "Cirque Calder", dirigé et animé par lui-même. Ce sont des figurines construites avec des matériaux pauvres - fil de fer, tissu, liège. Mais Calder parvient à leur donner vie de manière poétique - clowns, avaleur de sabre, trapéziste, funambulistes, danseuses, lion et dompteur...tous s'y retrouvent, animés avec charme et poésie par les grandes mains et la grosse voix de Calder. Ci-dessous, un extrait de ce cirque en mouvement qui attire de nombreux curieux...




 Il y commence le travail de la sculpture au fil de fer: un travail très linéaire et épuré, qui pour moi, au cours de l'exposition, s'apparentait à du dessin dans l'espace, comme L'Aquarium (1929) ci-dessous: le fil de fer devient une ligne pure et expressive à travers laquelle peut s'exprimer le vide...mais également l'ombre.

















Parmi ses amis de la scène artistique parisienne, on peut compter Marcel Duchamp, Man Ray, Jean Cocteau, Joan Miro, Fernand Léger...Il commence à réaliser des portraits en fil de fer de ces grandes personalités, ainsi que d'autres tels que Kiki de Montparnasse. Ce qui est incroyable avec ces portraits n'est pas seulement leur grande ressemblance pour un dessin "ébauché" en fil de fer...mais également le fait que, sous n'importe quel angle, la
sculpure maintient cette ressemblance.


Joséphine Baker, danseuse et actrice afro-américaine (devenue ensuite citoyenne française), est devenue une véritable muse pour les artistes de l'époque, représentant un vent nouveau de libération sexuelle et d'exotisme. Calder ne manque pas de rendre hommage à la belle déhanchée, dans son ton léger et comique.






















Il n'hésite jamais non plus à reprendre des thèmes classiques, tournés en dérision comme ici avec Romulus et Remus...mais pourtant, toujours puissants à travers la pureté du "trait" sculptural. Ci-dessous, Le Printemps, autre grand thème classique. Cette oeuvre surplombe le spectateur, mais elle est en même temps empreinte d'une grande fragilité au vu de son état de fil de fer.


A la fin des années 20, Calder a déjà mis en avant son désir de purifier et d'épurer le trait, afin de donner une oeuvre légère et poétique. 
Mais il ne s'arrêtera pas là. 


Les rencontres se succèdent. Les sculptures en fil de fer de Calder, à la fois comiques et élégantes, font du bruit. Et l’homme lui-même, Américain bourru en plein Paris, prête sans doute à la fascination. Mais viendra un tournant décisif dans sa création...Le début d'une nouvelle ère qui commence avec une visite chez Mondrian...

A suivre! (Oui, vous allez croire que je suis devenue une accro des "sequel" mais je ne préfère pas vous balancer des articles trops lourds à chaque fois et d'espacer un peu.) 

Par Clayrillon
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